
Microtransplantation :
La technique par bandelettes
Qu'en est-il exactement
de cette micro greffe ou, mieux encore, de cette micro transplantation,
terme qu'on utilise aujourd'hui pour parler de transplantation
de cheveux ?
La réponse tient en fait dans
le terme "micro". Ce qui était hier
technique de base est devenu technique de pointe ; ce
qui était "gros" est devenu "micro". Une explication s'impose ici !
La technique de greffe de cheveux implique la
mise en uvre de trois étapes successives,
réalisées dans la même matinée
ou la même après midi.
Tout d'abord,
Le prélèvement
ou récolte des cheveux consiste à
prélever, sous anesthésie locale,
une fine bandelette de cuir chevelu, au plus bas
de la couronne, au niveau des cheveux les plus
définitifs.
La taille du prélèvement
varie en fonction du travail à effectuer,
c'est à dire de la surface chauve à
combler ; en moyenne 1 à 1.2 cm de large
sur 10 à 12 cm de long suivant les cas.
Néanmoins dans les cas
de très grandes calvities, le prélèvement
peut atteindre 25 cm de long ou plus, et s'étendre
d'une oreille à l'autre. Il n'est pas rare,
dans ces cas là, d'obtenir un nombre d'implants supérieur ou égal à mille
cinq cent.
Ce site répondra sur
cette question de nombre d'implants. C'est en
effet une question que posent systématiquement
les patients, et qui mérite une réponse
claire et objective, sachant qu'un grand nombre
d'implants ne signifie pas obligatoirement un
plus grand nombre de cheveux implantés.
Une fois le prélèvement
réalisé, la perte de substance cutanée
est traitée. Pour ce faire, il est nécessaire
de réaliser une suture au moyen d'un fil
résorbable, ce qui évite au patient
le désagrément d'avoir à
consulter à nouveau pour l'ablation des
fils.
A l'endroit de cette suture,
quelques semaines plus tard, il apparaît
une fine cicatrice perdue au milieu des cheveux,
la plus souvent parfaitement indécelable.
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La préparation des implants
au microscope
Une fois cette bandelette prélevée,
elle est découpée en multiples fragments
d'une taille inférieure ou égale
au millimètre.
Selon la taille et le nombre
de cheveux contenus dans chacun de ces fragments,
nous parlerons de mini ou micro implants.
Un mini transplant contient
entre trois et quatre cheveux ; un micro transplant entre un et deux cheveux.
Ce travail, que l'on pourrait
comparer au travail des diamantaires, est réalisé
par des assistantes spécialement formées,
dont la compétence, au même titre
que celle du praticien, conditionne le succès
de l'entreprise.
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A ce niveau, une observation
s'impose. En effet, si l'on étudie, sous
un fort grossissement, la disposition des cheveux
sur le crâne, on constate qu'ils se répartissent
naturellement en groupements de un, deux, trois
ou quatre.
En pratique, cela veut dire
qu'ils émergent non pas, comme nous pourrions
le croire, de façon isolée, mais
par bouquets, par le même orifice.
Lors de la découpe de
la bandelette, on retrouve la même organisation
sous forme d'innombrables groupements ; chacun
de ces groupements formant ce que l'on appelle
l'unité folliculaire, dont la lésion,
selon certaines études, pourrait contrarier
de façon non négligeable la qualité
de la repousse.
Un discours imagé comparerait
ces unités folliculaires à des familles,
chacune de ces familles étant constituée,
par exemple, d'un célibataire (pour les
un cheveux), d'un couple (pour les deux cheveux),
d'un couple avec enfants (pour les trois ou quatre
cheveux)
Ainsi, le principe adopté
par une grande majorité de spécialistes
dans le monde, est " que l'on ne doit pas
séparer des familles unies ". Pour
se faire, l'utilisation d'appareils de fort grossissement,
comme par exemple le microscope ou la loupe binoculaire,
facilite grandement le travail des assistantes.
En clair, il se dégage
de toutes ces années de pratique un consensus
qui recommande de ne pas chercher à obtenir
deux transplants de deux cheveux chacun, à
partir d'une unité folliculaire contenant
quatre cheveux ; cela aurait pour conséquence
d'isoler un couple de ses deux enfants, ces derniers
devenant par la force des choses deux orphelins,
à priori plus fragiles et plus démunis.
Les cheveux, séparés
artificiellement de la famille à laquelle
ils appartiennent, seraient en effet coupés
d'un système complexe de glandes, appelées
glandes sébacées, dont la preuve
est aujourd'hui faite qu'il participe à
leur bonne croissance, et qu'il ne doit sous aucun
prétexte être altéré.
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* image d'un implant vue
au microscope,
constitué de deux follicules |
Tout en approuvant totalement ce point
de vue, il importe de le compléter en ajoutant
que dans le cas de zones donneuses de faible densité,
comportant un très grand nombre de cheveux isolés,
il faut au contraire les réunir, afin d'obtenir
un plus grand nombre d'implants de deux ou trois cheveux,
indispensables à l'obtention d'une densité
suffisante.
Ce travail, d'une infinie délicatesse,
est un travail long et laborieux pour toute l'équipe
médicale, et ne peut trouver son application que
dans une structure dotée de tous les moyens techniques
et humains nécessaires.
Il faut donc insister sur le rôle
capital que jouent les assistantes, plus particulièrement
lors de cette étape de " façonnage
" des implants, où il leur faut user de tout
leur talent pour préserver, dans un premier temps,
et restituer, dans un deuxième temps, l'organisation
décidée par la nature.
Une fois de plus, cette notion d'équipe
s'impose à tout praticien qui souhaite se lancer
dans la transplantation de cheveux de haut niveau.
La micro transplantation de cheveux
ne peut se réaliser tout seul dans son cabinet
; seule la mise en action d'une équipe compétente
et organisée, constituée de talents complémentaires,
est capable d'assurer au patient confort et résultat.
La troisième étape est celle de :
L'implantation
Après avoir réalisé
une nouvelle anesthésie locale au niveau
de la région destinée à être
greffée, c'est au moyen d'instruments de
micro chirurgie que le médecin réalise
ses micro incisions.
La technique des mini ou micro
fentes permet d'implanter dans des localisations
encore chevelues, sans risquer d'abîmer
les bulbes des cheveux restants, au contraire
des mini ou micro trous qui, eux, risqueraient
de détruire des bulbes encore sains.
Quel que soit le type de calvitie,
il est certain que la réalisation des micro
fentes est de très loin la meilleure technique,
car elle permet, entre autre, de rapprocher les
implants le plus possible les uns des autres.
Mille incisions ou plus peuvent
être réalisées lors d'une
seule séance. Les cheveux sont alors réimplantés
dans le sens de l'implantation d'origine, selon
un axe de 45 degrés, et selon une orientation
en éventail pour la région frontale,
ou en rayons de roue pour la tonsure, à
partir d'un point central, point de départ
de tous les cheveux, appelé le tourbillon,
qui, s'il n'existe plus, est lui aussi reconstitué.
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A ce moment de l'intervention, le praticien,
après avoir été à la pêche
aux cheveux lors du prélèvement, endosse
l'habit du jardinier High Tech cultivant son jardin.
Le terrain ayant été
préparé, l'étape ultime consiste
dans l'implantation proprement dite des implants .Cette
dernière étape relève à la
fois des compétences du médecin et des assistantes
qui, là encore, ont été spécialement
formées à implanter les implants dans les
petites niches préalablement réalisées.
La réalisation de cette dernière
étape nécessite un grand savoir faire alliant
vitesse et dextérité, et ne supporte aucune
improvisation, d'autant plus qu'il s'agit du traitement
de grandes calvities, où un nombre considérable
d'implants doivent être implantés en un minimum
de temps.
Ne perdons jamais de vue qu'il s'agit
d'un acte qui se déroule sous anesthésie
locale, et qu'il faut agir en tenant compte des limites
du temps d'action des produits anesthésiques.
Rappelons enfin que les trois étapes
: prélèvement, préparation des implants et implantation, se réalisent dans le même
temps opératoire, et que la durée moyenne
d'une grosse séance est de quatre à cinq
heures. |